40 % des cancers sont évitables, comment les prévenir ?

, par  Delphine Delarue

En ce début d’année, l’Institut national du cancer (Inca) lance une nouvelle campagne de communication qui rappelle les quatre principaux facteurs de risque évitables (tabac, alcool, surpoids et sédentarité) afin que chacun puisse se préserver au mieux de la maladie.

On sait aujourd’hui que 40 % des cancers pourraient être évités si nous modifions nos habitudes de vie. A l’occasion de la nouvelle année, l’Institut national du cancer (Inca) rappelle les quatre principaux facteurs de risque évitables de cancer à travers une nouvelle campagne de communication diffusée à la télévision et sur les réseaux sociaux jusqu’au 16 janvier. Axée sur le slogan « 2019 : et si nous faisions le vœu de prévenir 40 % des cancers », cette opération entend « favoriser les changements de comportements » pour que chaque Français « soit en capacité d’agir sur sa santé », précise l’Inca.

En finir avec la cigarette

Première bonne résolution à tenir (et pas seulement jusqu’à la fin de l’année) : arrêter de fumer, « même si l’on fume peu ». Ce n’est pas forcément la quantité de cigarettes consommées qui compte dans la survenue du cancer, mais plutôt la durée du tabagisme sur toute une vie. Il faut savoir que le tabac reste le premier facteur de risque de cancer : il est responsable chaque année de 45 000 décès et est impliqué dans dix-sept localisations de la maladie (poumons, bouche, gorge, estomac, foie, etc.). Malgré les campagnes de sensibilisation, plus d’un tiers des Français sont encore concernés par le tabagisme.

Diminuer sa consommation d’alcool

Deuxième facteur de risque de cancer : la consommation d’alcool, responsable de 15 000 décès par an. Pourtant, « près de 87 % des hommes et 76 % des femmes en consomment chaque semaine, constate l’Inca. La perception du risque engendré par l’alcool reste erronée dans la majeure partie de la population ». La plupart des gens pensent en effet que l’apparition d’un cancer n’est favorisée qu’à partir de deux à trois verres par jour. Or, le risque sur la santé s’accroît en réalité à chaque verre consommé. Et au-delà d’un certain seuil redéfini il y a quelques mois par Santé publique France et l’Inca, qui est de dix verres standard par semaine hommes et femmes confondus avec des jours sans consommation et pas plus de deux verres par jour, ce risque n’est plus considéré comme acceptable. Ainsi, pas besoin d’être un grand dépendant pour présenter un jour une grave pathologie, cancer compris, liée à l’alcool.

Manger équilibré et faire de l’exercice

D’après Santé publique France, en 2015, la troisième cause de cancer était, chez les hommes, l’alimentation et chez les femmes le surpoids et l’obésité. Au total, chaque année, « 5,4 % des nouveaux cas de cancer » sont attribuables à l’excès de poids, précise l’Inca. Si le surpoids et l’obésité stagnent depuis quelques années, leur prévalence demeure plutôt élevée dans notre pays (le surpoids concerne environ 32 % de la population adulte française et l’obésité 17 %). Or, seule une alimentation équilibrée et diversifiée privilégiant les fibres, les fruits et les légumes « est un facteur protecteur susceptible de réduire le risque de cancer », note l’institut. A cela doit également s’ajouter l’exercice physique, dont la pratique régulière (au moins trente minutes par jour) contribue également à diminuer le risque.

JPEG

L’institut national du cancer a développé un quizz en ligne.
L’occasion de connaître ses risques face au cancer en seulement 3 minutes.

DOSSIERS

Et si c’était la thyroïde ?

Vous vous sentez énervé, stressé, fatigué et un peu déprimé ? Votre thyroïde vous joue peut-être des tours. En s’emballant ou en devenant au contraire un peu paresseuse, cette petite glande endocrine, véritable chef d’orchestre du fonctionnement de nos organes, gâche la vie de plus de 6 millions de (...)

Quand les bactéries résistent aux antibiotiques

L’antibiorésistance constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces qui pèsent sur la santé mondiale. De plus en plus d’infections bactériennes deviennent difficiles à traiter car les médicaments perdent de leur efficacité. Chacun peut être touché, quel que soit son sexe, son âge ou son pays (...)

SOULAGER la douleur de l’enfant

Longtemps sous-estimée, voire totalement négligée, la prise en charge de la douleur chez l’enfant s’est beaucoup améliorée au cours des vingt dernières années. Elle reste cependant encore très inégale et trop souvent réduite à une simple prise de médicaments. Or, que ce soit en ville ou à l’hôpital, une (...)

Cuisiner, c’est bon pour la santé

Choisir des produits sains et se préparer à manger plutôt que recourir à des plats industriels est un moyen simple de préserver sa santé, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’être un véritable cordon-bleu pour se faire du bien. Cuisiner est aussi un formidable moyen de partager : faire découvrir aux (...)

ARTICLES RÉCENTS