5G : de nouveaux risques « peu probables » pour la santé

, par  Léa Vandeputte

Le déploiement de la 5G n’entraîne pas de surrisque sanitaire par rapport aux autres technologies de téléphonie, considère l’Agence de sécurité sanitaire.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a mis à jour son expertise sur les potentiels effets sanitaires liés à la 5G ce jeudi 17 février. « En l’état des connaissances actuelles », elle estime « peu probable que le déploiement de la 5G entraîne de nouveaux risques pour la santé, comparé aux générations de téléphonie précédentes ».

De nouveaux éléments issus d’une consultation publique

L’Anses a publié, en avril 2021, un premier avis dans lequel elle concluait déjà qu’il n’y avait « pas de risques nouveaux pour la santé au vu des données disponibles ». Afin de recueillir des données complémentaires sur ce sujet qui fait débat, elle a organisé en complément une consultation publique. « Entre le 20 avril et le 1er juin 2021, plus de 200 contributions de la part d’associations, de citoyens et d’industriels ont été recueillies, traduisant des besoins de clarifications ou de précisions sur ce sujet complexe », précise-t-elle. L’Agence a analysé les différents commentaires reçus et les a utilisés pour compléter et préciser son rapport. « Nous nous sommes engagés, depuis plusieurs années, dans un dialogue avec les parties prenantes sur l’évaluation des effets sur la santé des radiofréquences, explique Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques. Au-delà des compléments apportés, cette consultation nous a aussi permis de mieux expliquer notre démarche, tout en précisant les arguments qui soutiennent nos conclusions, pour une meilleure compréhension de tous. »

Continuer de récolter des données

Ces nouveaux éléments confortent donc les résultats de la première expertise. Si la 5G est déployée sur les bandes de fréquence comprises entre 700 MHz et 2,1 GHz (déjà utilisées par la 3G et la 4G) ou sur celle de 3,5 GHz, « les niveaux globaux d’exposition aux champs électromagnétiques seront comparables ou légèrement supérieurs à ceux des technologies existantes », explique l’Agence avant d’ajouter : « Il est peu probable que ce déploiement entraîne de nouveaux risques pour la santé, comparé aux résultats des expertises sur les générations de téléphonie précédentes. » Si elle utilise la bande de fréquence 26 GHz, ce qui n’est pas encore le cas en France, « l’exposition se différencie par une pénétration beaucoup plus faible des ondes », indique l’Anses. « Pour autant, les données sont à l’heure actuelle trop peu nombreuses pour conclure à l’existence ou non d’effets sanitaires », précise-t-elle. La collecte de données doit donc se poursuivre, notamment pour suivre l’évolution de l’exposition des Français sur le long terme. « Si les travaux successifs de l’Anses sur les radiofréquences, sur lesquels cette dernière expertise s’appuie, indiquent qu’il n’existe pas à ce jour de preuve d’effet sanitaire lié aux usages numériques courants, d’autres effets comme le développement de cancer, l’altération du fonctionnement cérébral ou de la fertilité continuent de faire l’objet de travaux », conclut-elle.

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