Troubles de l’autisme : intervenir dès le plus jeune âge

, par  Isabelle Coston

Alors que se tient la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme le 2 avril 2022, les médecins insistent toujours sur l’importance d’un diagnostic précoce chez l’enfant. Pour cela les parents doivent apprendre à repérer les signes d’alerte.

Si les médecins insistent sur l’importance d’un diagnostic précoce, en matière d’autisme, c’est dans le but de pouvoir mettre en place un accompagnement efficace afin de donner un maximum de chance à l’enfant de s’inclure dans la société. Mais il faut pour cela que les parents sachent reconnaître des symptômes spécifiques.
Dès le plus jeune âge, certains signes peuvent en effet être caractéristiques de la présence d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Le TSA, qui est reconnu comme un handicap et dont la particularité est d’être présent dès la petite enfance, fait partie de ce que l’on appelle les troubles du neurodéveloppement (TND).

Des profils variés

On dit généralement qu’il existe autant d’autismes que de personnes atteintes. Les profils sont effectivement très différents selon les types de TSA et leur intensité. On dénombre notamment deux grandes catégories de troubles : les troubles de l’interaction sociale et ceux du comportement.
Chez certains enfants atteints de TSA, des signes se manifestent au cours des premiers mois de vie, alors que chez d’autres, les symptômes peuvent apparaître après 24 mois ou plus.

Une altération de la communication

Chez le bébé (avant 12 mois), il faut observer la façon dont l’enfant communique et interagit avec les autres. Cela concerne tout ce qui est de l’ordre de la communication non verbale : la gestuelle, le contact visuel, les expressions faciales qui sont très mal comprises par le petit.
Plus tard chez l’enfant, un manque d’intérêt pour les autres et la difficulté à se faire des amis qui en découle, par exemple, peuvent être évocateur d’un TSA. Les troubles du langage, c’est-à-dire pas ou peu de langage ou en tout cas un langage atypique, sont aussi des signes potentiellement révélateurs.

Des comportements atypiques

La deuxième catégorie concerne les comportements. Des mouvements répétitifs, une détresse qui se manifeste au moindre changement, des routines excessives ou encore des intérêts qui sont centrés uniquement sur des sujets particuliers sont autant de signes qui peuvent faire penser à un TSA.
Pour finir, les enfants atteints de TSA sont souvent particulièrement sensibles aux bruits et aux lumières.
Les parents doivent s’interroger : est-ce que l’enfant regarde la personne qui lui parle ? Est-ce qu’il recherche le contact avec les autres ? Est-ce qu’il est sensible aux expressions de votre visage ? Est-ce qu’il répond à l’appel de son prénom ? Est-ce qu’il pointe du doigt ? Est-ce qu’il fait des mouvements répétitifs inhabituels ? Est-ce qu’il est sensible à certains bruits ?
Au moindre doute, ils doivent alors en parler à leur médecin ou pédiatre, car plus ils agiront tôt, meilleures seront les chances d’évolution de leur enfant.
Le diagnostic est encadré par les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), avec un certain nombre de bilans à réaliser, selon un protocole bien établi. Malheureusement, le délai d’attente est souvent très long pour pouvoir enclencher le processus de diagnostic (12 à 18 mois d’attente, partout en France).
Un site Autismeinfoservice.fr et un numéro d’appel gratuit, le 0800 71 40 40, renseignent les parents sur les démarches à suivre.

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